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Bruxelles

Primaires socialistes : les Français de Bruxelles préfèrent Martine Aubry

Martine Aubry Par Stéphane Carrara

L’évènement socialiste du week-end dernier était sans nul doute les « primaires citoyennes » françaises pour l’investiture à la candidature présidentielle. Près de 2,5 millions d’électeurs se sont déplacés pour désigner François Hollande (39 %) et Martine Aubry (31 %). Les deux favoris des sondages sont donc confirmés et seront départagés lors d’un second tour, le 16 octobre prochain, car il n’en faudra qu’un – ou une - pour affronter Nicolas Sarkozy en 2012. A Bruxelles, Martine Aubry arrive largement en tête avec près de 45 % des suffrages exprimés par le millier d’expatriés qui a participé au vote.

Coup de projecteur sur les primaires et tentative d’explication de la vague aubryste en Belgique.

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Rencontre avec Teddy Lussi-Modeste

Par Benedetta Pagotto
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Parmi les réalisateurs présents au Brussels Film Festival, Cafebabel a décidé de rencontrer le jeune Teddy Lussi-Modeste, en concours pour le Golden Iris Award avec le film “Jimmy Rivière” (2010). Premier long métrage du français, ce film nous raconte l'histoire de passion et d’apprentissage d'un jeune gitan grenoblois (Guillaume Gouix), qui se convertit au pentecôtisme tout en ayant du mal à renoncer à ses passions plus intimes : la boxe, une copine (Hafsia Herzi), les fêtes avec les amis.

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Suivez le Sommet européen en LIVE avec Cafébabel Bruxelles

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Ces jeudi 23 et vendredi 24 juin, les 27 dirigeants européens seront à Bruxelles pour dîner, discuter et, peut-être, prendre des décisions. Ce sommet est l’un des plus importants de l’année et sera le deuxième sous la présidence de la Hongrie. A l’ordre du jour : la politique économique, les questions de migration, la Croatie et l'intégration de la population rom. Un programme a priori bien chargé même si tout le monde sait qu’on ne parlera (quasi) que de la Grèce…

Cafébabel vous fera vivre en direct l’évolution des débats à travers ses tweets et ses analyses. Suivez nous jeudi et vendredi sur Twitter et Facebook.

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L'agenda bruxellois


eurovillageNe manquez pas le prochain Afterwork Euro Village qui se déroulera le jeudi 16 juin au Cinquantenaire. Le concept Euro Village vous permet de découvrir ou redécouvrir les quartiers, les établissements les plus en vue de la capitale. Suivant cet esprit, vous découvrirez « l’espace 53 » et le cadre unique et prestigieux de l’esplanade du Cinquantenaire. La superbe terrasse avec vue sur les arcades sera ouverte et ce pour le plaisir de tous ! Cet Euro village sera animé par Dj Markx (HotNights Resident).

fête de la musique 2011
Organisée depuis 25 ans, la Fête de la Musique est un événement incontournable en Communauté française Wallonie-Bruxelles. Elle a pour vocation de mettre en valeur les nombreux artistes de notre scène musicale. Elle est l'occasion pour près d'un million de personnes de célébrer chaque année, aux quatre coins de notre communauté, le premier jour de l'été et l'ouverture de la saison des festivals. Cette année encore, la Fête de la Musique fera la part belle aux artistes jazz, classiques, pop, rock, chanson, world, et ce, du jeudi 17 juin au lundi 21 juin.

miro exhibitionIl ne vous reste que quelques jours (jusqu’au 19 juin) pour découvrir Joan Miró au Palais des Beaux-arts. Une exposition de quelque 120 peintures, gravures, sculptures et dessins, qui illustrent la prédominance du caractère poétique de l’œuvre de Miró et témoignent de l’empreinte de celui-ci dans les différentes démarches de l’artiste. L’accent est mis sur la production du peintre catalan à partir des dernières œuvres qu’il réalisa juste avant la Seconde Guerre mondiale et la célèbre série des Constellations exécutée durant la guerre. Ancré dans l’imagerie littéraire, fort de l’expérience des années surréalistes, sensible à l’appel conjoint du primitif et de l’enfant, Miró développe une œuvre faite de figures et de couleurs symboliques par lesquelles le monde se résume en poésie.

brussCette année encore, entre le 22 et le 29 juin, le Brussels Film Festival s’annonce particulièrement dense et riche. Grande nouveauté : le Festival reste fidèle à Flagey mais s'installe également à Bozar. C'est là qu'auront lieu le ciné-concert exceptionnel des Tindersticks (le 23 juin) sur des images de Claire Denis, ainsi que la compétition européenne.

couleur café 2011Et à venir, pour bien commencer la saison des festivals Couleur Café se tiendra le week-end prochain sur le site de Tour & Taxis.

L’eurodéputé le plus juste, un prix convoité ?

par Alice Préat

Franziska KellerLe personnage politique le plus juste. Un rêve pour chacun d’entre eux. Que de votes à ramasser pour celui qui peut clamer ce titre ! Que de changement à apporter avec ces votes ! La fondation Evert Vermeer ne distribue donc pas ces prix à n’importe qui… Elle a créé un lobby spécialement pour ça, destiné au monitoring des groupes parlementaires et de leurs membres. Leur but : une politique de développement cohérente.

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Nationaliste et écologiste, un vrai zinneke

par Sylvain Lecomte

Bart StaesLe Flamand Bart Staes du groupe transnational des Verts n’a jamais connu d’autre employeur que le Parlement européen. Après 28 ans de carrière, mais seulement trois mandats, il est loin d'être usé. Rencontre avec un député passionné, européen convaincu, modèle parfait de ce régionalisme écologique qui intrigue.

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Les EU girl geeks, un réseau pro d'européennes du web 2.0

par Aurélie Feller

Euro geek girlJeudi 17 février, 20h30, à Bruxelles dans un restaurant de la place de Londres, c'est parti pour le 7ème meet-up des EU geek girls, une rencontre informelle entre professionnelles de la communication européenne. Rencontre avec des filles hyper-connectées, au smartphone en poche et aux regards partagés entre timeline twitter, boites mails, posts de l'euro-blogosphère et actualités européennes.

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Un mur printanier entre les gouvernements et les travailleurs européens

Par Maxence Peniguet

MurEC.MaxP Alors que les 27 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se réunissent à Bruxelles pour le Conseil européen de printemps, des milliers de manifestants défilent dans les rues de la capitale belge pour dire « non » aux mesures d’austérité en Europe, aux coupes dans les salaires et les retraites, au chômage, à la déréglementation du code du travail et à la régression sociale.

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La coqueluche de ses dames

par Boris De Vaere

Marc TarabellaEntouré de ses collègues féminines, Marc Tarabella fait en effet partie des heureux élus du Parlement européen. L’eurodéputé belge a rejoint, en 2009, la “Commission Femmes” qui ne compte aujourd’hui que quatre hommes. Pour son deuxième mandat, il tenait tout particulièrement à augmenter le quota masculin dans cette Commission qui ne comptait que deux hommes lors de la législature précédente. Un choix qu’il ne regrette bien sûr pas.

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On se lève tous pour Bruxelles...

Par Aurélie Feller

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Depuis une quinzaine de jours, les bruxellois sont appelés à poster une carte à destination des députés européens. Par cet acte, ils inviteront les députés à se lever dans l'hémicycle le 24 mars à midi. Focus sur Postcards from the future, une performance artistique audacieuse co-produite par le collectif d'artistes bruxellois C&H et le Théâtre Royal Flamand.

Cette carte fait partie d'une série de 9 dépeignant chacune un quartier de Bruxelles autour du même concept. Inviter par une carte à s'unir et à construire une vision de la réalité à venir. Et cette fois, l'opération est dédiée à l'euro quartier et tous les européens peuvent y participer. Les cartes sont distribuées dans une vingtaine de lieux culturels bruxellois et également disponibles dans toutes les langues officielles de l'UE sur le site du projet, à envoyer par voie électronique.

Les cartes représentent tout les élus debout dans le Parlement européen de Bruxelles. Cette scène d'apparence ordinaire pourrait se reproduire d'ici un mois, si les députés répondent à l'invitation des habitants par le simple geste de se lever. Tout un symbole dans une ville où le fossé se creuse entre la communauté des expatriés et les habitants de la ville.

Pour Christophe Meierhans de C&H, l'objectif est de créer un instant de cohésion trop rare entre deux mondes qui cohabitent sans se connaitre, ni se voir. « C'est un vrai test démocratique, explique-t-il, il s'agit de mesurer la capacité d'une institution mal connue de rassembler et d'établir un contact ». En somme d'appliquer la devise de l'Union, Unis dans la diversité.

Rendez-vous dans l'hémicycle le 24 mars à midi pile pour voir si la connexion entre citoyens et députés va se réaliser. En attendant, à vos cartes !

Révolution et sauce cocktail

Par Rose Kelleher
Traduction de Maxence Peniguet

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En collaboration avec l'organisation Pas en notre nom/Niet in onze naam, une trentaine d'associations étudiantes belges ont organisé la Révolution des frites, demain, jeudi 17 février.

Pourquoi ? Pour se battre contre l'impasse politique et le spectre d'une destruction de la Belgique. "Nous voulons exprimer le ras-le-bol de l’impasse politique et faire passer un message anti-séparatiste et anti-nationaliste. Nous ne sommes pas pour ou contre un parti mais bien contre les partis qui veulent diviser le pays », explique le président de la Fédération des étudiants francophones (FEF), Michaël Verbauwhede.

Les protestations auront lieu à Bruxelles, Anvers, Gand, Louvain, Louvain-la-Neuve et Liège. À Bruxelles, les étudiants partiront de leurs universités et se rencontreront place Poelaert, où un bar et de la musique seront présents.

Source : LeSoir.be

Du goudron et des plumes pour la lobbycratie européenne

lobbycratiePar Aurélie Feller

Esplanade du Parlement européen, face à la rue du Luxembourg, un soir de semaine. Du goudron, des plumes et des yeux écarquillés face à une scène inédite. Le collectif de militant bruxellois «Lobby Tour» organisait le mercredi 2 février une action symbolique : le goudronnage et l'emplumage d'un complice, pseudo lobbyiste, devant les regards étonnés des passants et des services de police. Une action digne de l'«artivisme», néologisme tiré d'art et d'activisme, cette mouvance qui vise à sensibiliser aux problèmes politiques par des moyens festifs et artistiques.

Derrière le spectacle, c'est une véritable alerte contre le risque des pressions qui s'exercent sur les politiques et les processus législatifs européens.

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Manifestation pour la formation d'un gouvernement : "Nous ne sommes tout de même pas en guerre !"

Par Eva Donelli et Maxence Peniguet
DSC06439.JPGEntre 35 000 (selon la police) et 45 000 (selon les manifestants) personnes ont défilé, dimanche 23 janvier, pour appeler à une sortie de crise de la Belgique. Si les organisateurs voulaient se limiter à faire pression sur la création d'un gouvernement fédéral, les manifestants, eux, ont envoyé un signe clair : le pays doit rester uni.

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Les conclusions du dernier Conseil européen de 2010 en 3000 signes ou presque

Par Maxence Peniguet

p-018092-00-02.jpgUne année de plus qui s'en va et une présidence belge de l'Union européenne qui se termine par un Conseil européen avec quelques surprises, avec notamment l'épineux sujet « budget » qui a refait surface en se faisant peut-être bien stabiliser pour les années à suivre.

Ce qui était sur l'Agenda

Pour ce qu'on savait déjà, c'est à dire la modification du traité de Lisbonne déjà dévoilé par Euractiv.com avant le sommet, aucune surprise. Rajout d'un paragraphe sous l'article 136 qui précise que « les États membres de la zone euro sont autorisés à créer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela s'avère indispensable pour garantir la stabilité de l'euro dans son ensemble ». Un bon coup pour le Royaume-Uni, puisque celui-ci ne fait pas partie de la zone euro.

Grâce à cette modification, la création du tout nouveau Mécanisme de stabilité européen est possible. Il remplacera le Fonds européen de stabilisation financière, qui sauve en ce moment l'Irlande, à l'horizon 2013 quand les changements dans le traité de Lisbonne auront eu lieu. Ce nouveau système a de plus qu'il demandera clairement aux États en difficulté des exigences budgétaires sévères. Des partenaires privées pourront aussi prêter mains fortes.

Du reste, durant les discussions, on a que très faiblement parlé de l'acceptation de la Macédoine en tant que pays candidat de l'UE. Et comme il en faut peu pour être heureux, le Conseil a pris le temps (selon les conclusions écrites) de se réjouir des résultats du sommet sur le climat de Cancún, discussion qui ne devait pas figurer dans l'Agenda.

Ce qui n'était pas dans l'Agenda

Très forte, c'est l'impression qu'a donnée encore une fois le coup de David Cameron, premier ministre britannique. En effet, il s'est arrangé pour remettre les décisions concernant le budget sur la table. Cette fois-ci, c'est presque décidé, le budget de l'Union est en voie d'être gelé à son niveau de 2013 pour les années post-2014.

Mais en attendant 2014, le Conseil européen s'inquiète des violences en Côte d'Ivoire apparues après le second tour des élections présidentielles, et rappelle son soutien au président qu'il considère démocratiquement élu, Alassan Ouattara.

Et un couac pour la route

Il est à signaler deux choses concernant la communication du conseil. La première, c'est l'utilisation intempestive de Twitter par le président du Conseil Herman Van Rompuy. Il a notamment rendu public l'accord sur la modification du traité de Lisbonne alors même qu'il était encore en discussion avec les 27 chefs d'État et de gouvernement. Le couac pour la route, c'est l'extinction du mur Twitter – à cause de propos anti-Berlusconi répétés – présent dans l'atrium qui a fait tache d'encre. Cela montre les limites de l'utilisation des réseaux sociaux par l'Union européenne.

Enfin, un petit mot pour dire que les manifestations européennes contre les mesures d'austérité de mercredi 15 décembre n'ont pas été abordées.

Van Rompuy et Barroso, à l’unisson

Par Edgar Makanga

Barroso and Van Rompuy Jeudi soir, sur le coup de 23h20, Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso n’ont pas caché leur satisfaction devant la presse. Les Présidents du Conseil européen et de la Commission européenne ont loué la détermination des 27 États-membres, qui ont rapidement su accorder leurs violons sur le plan économique.

Deux phrases amenderont l’actuel Traité de Lisbonne, dans le but d’établir un fonds de secours permanent, destiné à sauvegarder la stabilité financière dans la zone euro. De même, les spécificités de ce mécanisme permanent ont été confirmées. « Même si l’Euro ne concerne que 16 pays, les 27 se sont tous mis d’accord après seulement 1h30 de discussion. C’est une décision collective, et la détermination est évidente », soulignait Herman Van Rompuy, avant de surenchérir : «Forgeons l’avenir ensemble !». En filigrane, le Président du Conseil aimerait bien que les consensus soient aussi aisés à établir dans d’autres dossiers…

Jose Manuel Barroso lui a emboîté le pas. Le Président de la Commission européenne a également usé de formules rendant grâce à l’efficacité des chefs d’État et de gouvernement. Ainsi, comme un leitmotiv, le mot « détermination » est revenu à maintes reprises dans son discours. « Passons de la parole à l’action. Marchons et cessons de parler », ajoutait le Lusitanien, fier de vanter l’unité des 27, avant de lancer une pique aux mauvaises langues qui prévoient l’implosion à moyen terme de la zone euro : «Les Cassandre ont tort !»

Une phrase qui ressemble fort un appel du pied auprès des marchés financiers.

La révolution numérique du Conseil européen

Par Pierre Fagnart

twitter

Soucieux de travailler son image, le Conseil européen a emboité le pas de la révolution numérique et communique désormais sur internet, essentiellement via le site de micro-blogging Twitter. L'initiative a ses bons côtés, mais aussi ses dérives.

Le Conseil européen se met à l'heure du web 2.0.

Prenant tout le monde de court, Herman Van Rompuy a annoncé jeudi via son compte twitter qu'un accord avait été trouvé concernant le mécanisme de stabilité financière de l'Union européenne. Le président du Conseil n'est pas un précurseur. Il y a quelques mois, le ministre fédéral belge Vincent van Quickenborne avait annoncé sur le site de micro-blogging la chute du gouvernement belge. Herman Van Rompuy s'inscrit donc parfaitement dans cette nouvelle volonté de l'UE d'utiliser les réseaux sociaux.

Lancé par le service de presse du Conseil début octobre, le compte @EUCouncilPress affiche déjà un petit millier d'abonnés. « On diffuse différents types de contenu », explique @Dana_Council, employée au service de presse du Conseil. « On essaye de faire transparaître l'ambiance d'un sommet européen, de transmettre de l'information au sens large mais surtout, nous voulons être un outil pour les journalistes. La diffusion instantanée des nouvelles n'est pas à négliger ! ».

Le but est d'aborder l'Union européenne et ses institutions d'une manière décalée, d'expliquer aux gens « comment ça marche » et de montrer l'envers du décor.

Des insultes à Silvio Berlusconi à l'origine de l'interruption du Twitterwall ?

twitterwallSi cette ouverture vers les nouvelles technologies part d'un bon sentiment, elle a pourtant fait grincer des dents lors du Sommet des 16 et 17 décembre. A l'origine, un « twitterwall » diffusé sur les écrans de la salle de presse retransmettait en direct les tweets qui contenaient la mention « #EUCO », signe distinctif des messages concernant la réunion des chefs d'Etats. Programmé pour trois heures, cette diffusion était un test, une publicité pour les profils twitter liés aux institutions européennes.

Mais rapidement, l'ironie de la twittosphère a pris le pas sur l'information pure. Et d'apparaître, sur les écrans de l'atrium, une série de tweets à l'attention du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi. On peut s'en douter, les internautes n'adressaient pas que des gentillesses au Cavaliere. Le service de presse du Conseil a immédiatement interrompu la diffusion en direct du « twitterwall ».

Sans parler de censure, les services concernés assurent que la fin de la diffusion était prévue, et qu'elle est intervenue un peu plus tôt que prévu à cause d'un manque de personnel, plutôt qu'à cause de l'irrévérence du web.

Ces rumeurs qui se forgent dans l’attente …

Par Edgar Makanga

EU Council Dec 2010 Entre l’arrivée des chefs d’États et de gouvernements des 27 de l’UE et la conférence de presse concluant les travaux du Sommet, plusieurs centaines de journalistes trépignent d’impatience en salle de presse. Une attente propice aux discussions et aux supputations en tous genres.

Les indiscrétions font partie du métier de journaliste. Et dans le cadre d’un Conseil européen, les correspondants à Bruxelles doivent plus que jamais composer avec ces bruits informels et persistants. Mais quels types d’information peuvent se faufiler dans les couloirs du Justus Lipsius ? « Quelques idées sur les conclusions d’un sommet ou d’une réunion », déclare Ahmed Oubari, correspondant pour Radio Orient. « Dans les couloirs, il nous arrive de rencontrer des membres de délégations nationales, ou des porte-paroles de chefs d’État et de gouvernement. Parfois, il y a toujours moyen de leur soutirer des déclarations. »

En plus de ces fuites glanées ça et là, on peut également entendre les rumeurs énoncées par l’un ou l’autre collègue. Bien entendu, la déontologie du journaliste impose un recoupement des sources. « Dans le pire des cas, on emploie le conditionnel », reprend notre interlocuteur. Aussi, les préoccupations d’un média donné peuvent influencer l’oreille d’un correspondant accrédité : « Certains médias peuvent donner une dimension exagérée à un sujet qu’ils estiment important, alors que sa place dans l’ordre du jour d’un Conseil n’est que très relative. »

Car il ne faut pas se leurrer : l’ordre du jour de ce Conseil européen est avant tout économique …

Angela Merkel positive à l'issue du Sommet

Par Pierre Fagnart

Angela Merkel Détendue, souriante, Angela Merkel est revenue lors d'une conférence de presse sur les conclusions du Conseil européen de ces 16 et 17 décembre. La chancelière se veut résolument positive. Bien sûr, l'Union n'est pas encore sortie de la crise, mais les perspectives d'avenir ne sont pas noires pour autant.

Angela Merkel a semblé satisfaite du déroulement du Conseil européen, essentiellement centré sur l'établissement d'un mécanisme anti-crise. « L'important était d'assurer la stabilité de la zone euro dans son ensemble », expliquait-elle lors d'une conférence de presse. « Nous avons établi un parapluie de sauvetage de l'euro ».

Les débats sur la situation économique de l'Union ont tourné autour de deux points: il fallait mettre à profit les potentialités de croissance et assurer la convergence des politiques économiques nationales.

Interrogée par une journaliste espagnole sur les perspectives pour 2011, Angela Merkel se voulait positive : « on ne peut établir de perspectives concrètes pour l'année prochaine, mais j'ai été impressionnée par les mesures prises par l'Espagne et le Portugal. 2011 sera une année de réformes. L'Union tend vers une plus grande culture de stabilité ».

La chancelière allemande est aussi revenue sur l'état des relations entre les partenaires européens. Elle n'a pas hésité pas à tirer des conséquences bénéfiques de la crise, évoquant un rapprochement entre les États membres. « Les difficultés auxquelles a été soumise la zone euro, c'était une chose nouvelle. Il faut du courage politique pour faire avancer les choses dans ces conditions. Chaque délégation nationale a fait preuve de bonne volonté ».

Et la chef du gouvernement allemand de conclure, en forme d'espoir: « nous sommes unis pour notre bonheur ».

Une légère modification du traité de Lisbonne acceptée au Sommet européen

Herman Van RompuyPar Benjamin Helson

Les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres de l’Union européenne, réunis à Bruxelles ces 16 et 17 décembre pour le Conseil européen, auraient approuvé, ce jeudi soir, une réforme "limitée" du Traité de Lisbonne. Selon le Twitter d’Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, un accord sur la modification du traité serait, en effet, intervenu. Herman Van Rompuy avait déjà déclaré, fin d’après-midi, que les discussions lors du Sommet allaient se concentrer sur la modification du traité, entré en vigueur le premier décembre 2009.

Cette réforme permet de pérenniser le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). En effet, le Traité de Lisbonne interdisait jusqu’alors aux pays de la zone euro toute solidarité financière. Les 27 seraient donc tombés d’accord afin de modifier légèrement le traité et ainsi permettre aux pays partageant la même monnaie de s’entraider dans certains cas, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a plus d’autre possibilité.

Une apparition écrite dans les textes est impérative car sans celle-ci, les mécanismes d’aide sont susceptibles d’être attaqués en justice par la cour constitutionnelle de Karlsruhe.

Ces mécanismes avaient été conçus dans l’urgence, en mai dernier, afin de sauver la Grèce de la crise financière dans laquelle elle s’était enlisée. Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, avait déclaré en arrivant au Sommet que, derrière ce projet de gestion de la crise, il y avait un besoin pour les pays de l’Union de réformer le marché et de relancer la compétitivité.

27, 1, 1700 mais aussi… Le Sommet européen en chiffres

EU Council HallPar Maude Brulard

Le Conseil européen, c’est 27 chefs d’Etats et de gouvernements, 1 président du Conseil, 1700 journalistes mais aussi beaucoup d’autres choses. Petite revue des chiffres autour d’un Conseil européen.

D’abord, les journalistes. Un conseil européen, ca attire beaucoup de petit monde médiatique. Tous médias confondus, entre caméraman, journalistes, agences de presse, télévisions ou radios, ce conseil de décembre a attiré plus de 1700 demandes d’accréditations. La grande salle de presse, composée de 600 places, grouille du bourdonnement de l’activité fébrile –selon les moments- des journalistes présents. Mais d’autres se cachent dans des petites salles adjacentes, de 225 et 200 places.

Le conseil, c’est aussi 1 restaurant, 1 cafétaria, deux bars presse, et des frigos remplis de bouteilles d’eau et de sandwichs dans tous les coins. Il n’en reste d’ailleurs qu’une petite vingtaine, à cette heure-ci, dans le frigo derrière notre table, tellement travailler dur creuse l’estomac.

Niveau sécurité, c’est aussi une autre affaire. La police de Bruxelles ne peut assumer seule la lourde tâche de veiller à la sécurité des grands de ce monde, des sections viennent donc en renfort depuis Charleroi, Anvers et Namur. Une cinquantaine de policiers, en même temps dans la première zone de sécurité, directement autour du Rond-point Schuman. 300 en tout sur les deux jours, en tenant compte des relèves.

Le conseil européen, c’est aussi le bâtiment qui l’abrite et les personnes qui y travaillent : 6 ans de constructions, 215 000 m² , un annuaire de personnel de 1251 pages et depuis 2004, le lieu de tous les conseils européens. C’est à dire 28 conseils, informels et formels, dont 5 sous la présidence d’Herman Van Rompuy depuis l’adoption du traité du Lisbonne et sa nomination à la présidence du Conseil Européen.

Le conseil c’est donc beaucoup de chiffres, de grandes décisions et aussi de longues nuits de travail pour tout le monde.

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